Évaluez votre Q.A. (Quotient alcoolique)
Réponses : questionnaire No. 2 - Réglementation sur la distribution des boissons alcoolisées
Renseignements sur la LCBO (Régie des alcools de l’Ontario), sources des problèmes d’alcool, ventes des boissons alcoolisées.
1. La valeur du marché au détail des boissons alcoolisées en Ontario était estimée à 8,0 milliards $ en 2005-2006.
Vrai. En 2005-06, le marché au détail des boissons alcoolisées en Ontario avait une valeur de 8,0 milliards $. La LCBO détenait environ 50,5 % de la valeur marchande (en $) du marché.
Source:
Rapport annuel de la LCBO 2005-06 [PDF], p.28.
2. La Commission des permis d’alcool de l’Ontario (LLBO) est un organisme gouvernemental quasi judiciaire jouissant de vastes pouvoirs de réglementation de la vente, du service et de la consommation des boissons alcoolisées.
Question délicate. La LLBO a cessé d’exister en 1998 lorsqu’elle a été fusionnée avec la Commission de contrôle des jeux. La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario, soit le nom du nouvel organisme, jouit effectivement de vastes pouvoirs pour réglementer la vente, le service et la consommation de boissons alcoolisées. Entre autres, elle est responsable d’appliquer la Loi sur les permis d’alcool. (Pour divers renseignements, publications, politiques et bien davantage, consultez la « Liquor Licensing Action Pack », soit la trousse d’activités sur les permis d’alcool, de l’APN). Source: CAJO.
3. Il existe 2 000 magasins d’alcool, de bières et de vins et autres commerces où l’on peut fabriquer son propre vin ou sa bière, dans toute la province.
Vrai. À compter du 31 mars 2001, il y avait : 601 magasins de la LCBO, 107 magasins affiliés à la LCBO en exploitation dans des communautés trop petites pour pouvoir justifier un magasin de la LCBO habituel, 847 magasins de bières et autre magasins de producteurs de vins, magasins sur place dans des distilleries et des brasseries, ainsi que des magasins hors taxes privés. De plus, il y a environ 622 établissements permettant de brasser sa propre bière ou faire son propre vin. En septembre 2001, le Ministère des Services aux consommateurs et aux entreprises de l’Ontario a annoncé l’expansion du réseau de la LCBO, comprenant l’ouverture de 150 magasins affiliés dans des communautés rurales ou touristiques dans tout l’Ontario, au cours de l’année à venir. Sources: Rapport annuel de la LCBO 2000-01 [PDF], page 56; Ministère des Services aux consommateurs et aux entreprises, communiqués de presse; et « Licence Line » [PDF] de la CAJO.
4. En plus des magasins d’alcool au détail, il existe en Ontario près de 16 000 établissements possédant un permis d’alcool et 80 000 manifestations spéciales bénéficiant également d’un permis d’alcool chaque année.
Vrai. L’an dernier il y avait en Ontario 16 827 établissements disposant d’un permis d’alcool et 63 681 permis d’alcool pour des manifestations spéciales.
Source: Rapport annuel de la CAJO [PDF], 2006-07.
5. Les gros buveurs sont responsables de la plupart des problèmes d’alcool.
Faux. Bien que les gros buveurs puissent connaître des problèmes d’alcool et soient responsables d’un grand nombre d’entre eux, collectivement, ils ne représentent qu’une proportion relativement faible de la population.
Les buveurs modérés qui vont trop boire à l’occasion, connaîtront moins de problèmes individuellement, mais puisqu’ils représentent une plus grande proportion de la population, ils sont, dans l’ensemble, responsables d’une plus grande proportion des problèmes d’alcool que nous connaissons dans notre société. Cette situation est connue sous le nom du paradoxe de la prévention et constitue l’un des fondements de nombreuses politiques visant l’ensemble de la population, y compris celles qui limitent l’accès aux boissons alcoolisées.
Réduire l’accès aux boissons alcoolisées n’est toutefois pas suffisant. Il est tout aussi important d’adopter des mesures qui réduisent les préjudices associés à la consommation d’alcool, tout particulièrement la consommation d’alcool chronique ou la forte consommation d’alcool de manière épisodique. Certains exemples de ce type de mesures comprennent : des taxes plus élevées sur des boissons alcoolisées à forte teneur en alcool; servir des boissons alcoolisées dans des verres incassables; des programmes de formation d’intervention des serveurs; des initiatives de conducteurs désignés; et des programmes pour gérer sa propre consommation d’alcool, destinée aux personnes qui désirent réduire leur consommation d’alcool.
6. Sensibiliser les gens sur la consommation de l’alcool responsable est une manière efficace de réduire les problèmes d’alcool.
Faux. Sensibiliser les gens concernant les risques de la consommation de boissons alcoolisées n’aura probablement que des effets minimes sur les environnements qui n’encouragent pas à faire des choix sains, voire poussent souvent aux choix inverses. La sensibilisation peut être efficace toutefois lorsqu’elle est employée pour épauler les politiques qui contrôlent la publicité pour les boissons alcoolisées ainsi que la disponibilité de boissons alcoolisées, et qui tentent de réduire les préjudices liés à la consommation d’alcool. Pour en savoir davantage sur les recherches sur l’efficacité d’une politique comparée à de la sensibilisation, veuillez consulter la base de données de l’ETHO
ou consultez la rubrique sur les meilleures pratiques du site Internet de l’APN.
7. La plupart des boissons alcoolisées en Ontario sont vendues par le secteur privé.
Vrai. Les magasins de bières exploités par l’entreprise privée Brewers Retail Inc. a vendu, en 2001, deux fois plus d’alcool en volume que l’entreprise publique LCBO. Source:
Rapport annuel de la LCBO, page 42.
8. L’an dernier, les détaillants vendeurs d’alcool en Ontario ont versé 2,5 milliards $ en subventions, en taxes, en frais et profits aux gouvernements fédéral, provincial et municipal.
Vrai. Selon le rapport annuel de la LCBO en 2000-01, le gouvernement ontarien a perçu 1,8 milliard $, le gouvernement fédéral a reçu 722 millions $ et les municipalités ontariennes ont reçu 2,5 milliards $. Source: Rapport annuel de la LCBO, 2000-2001,
p. 41.
9. Les lois régissant l’alcool en Ontario sont appliquées par 42 inspecteurs des alcools.
Question délicate. Les inspecteurs des alcools font effectivement respecter la loi, mais ils travaillent de pair avec les officiers de la police provinciale ontarienne, ainsi que les forces de police municipale. À compter de mars 2002, il y avait 80 membres du personnel à l’inspection des alcools à la Commission des alcools et des jeux de l’Ontario, comprenant 42 inspecteurs des alcools et 31 officiers de la police provinciale ontarienne de l’Ontario. Pour de plus amples renseignements sur la manière dont la CAJO remplit son mandat d’application de la loi, veuillez cliquer ici. Sources:
conférence du détective inspecteur Robert Shaw, au Comité coordonnateur de l’APN, 15 mars 2002, et CAJO [PDF].
10. Deux ontariens sur trois sont contre la vente de boissons alcoolisées dans les dépanneurs.
Vrai. 75 % des adultes ontariens interrogés en 1999 par The Institute For Social Research (ISR ou l’Institut pour la recherche sociale) de l’Université Guelph étaient contre la vente d’alcool dans les dépanneurs. Source: CAMH.
Questions supplémentaires
11. Quand la LCBO a-t-elle été créée ?
La LCBO a été créée en 1997 pour réglementer la production, l’importation, la distribution et la vente des boissons alcoolisées en Ontario. Source: LCBO.
12. Quel pourcentage des Ontariens vivent à moins de 10 minutes d’un magasin vendant de l’alcool ?
Selon l’enquête ontarienne sur l’alcool et les autres drogues menée,
en 1995, 79 % des Ontariens vivent à moins de 10 minutes d’un magasin de bière ou d’alcool. Source: CAMH.